Lundi, 13 juillet 2009
Une marque, un messageConfronté tous les jours à de la création trop lourde, je parle souvent de positionnement et de langage uniques. Lorsqu’un client tombe dans le piège d’ajouter, ajouter et ajouter des éléments à son message dans le but de plaire à tout le monde, mon réflexe est de leur demander: «Est-ce que votre produit s’adresse à tout le monde» ? La réponse client est troublante puisqu’on me répond souvent « À toi de me le dire ».
Si par définition on nous laisse le soin, comme agence, de définir le positionnement d’un client, raison de plus pour que celui-ci écoute nos recommandations et évite l’ajout compulsif d’éléments secondaires. Vous aurez deviné que par ce ton un peu incisif, je considère que certains annonceurs veulent souvent trop en dire, ce qui a pour conséquence de diminuer l’impact de leur campagne. Déformation professionnelle oblige, je trouve cela malheureux, puisque c’est la moindre des choses de rendre justice à votre investissement en mettant toutes les chances de votre côté pour qu’il soit compris de votre cible.
Dans votre message, le consommateur doit rapidement comprendre qui lui parle, de quoi on lui parle et pourquoi il devrait vous choisir, voire même à quoi il doit associer votre marque.
Voici quelques exemples de créations qui ont été récompensées dernièrement à Cannes.




Écrit par : David Aubert


En effet, j’ai vu ça souvent dans mes 2 années en agence. Je trouve toujours un peu étrange qu’une entreprise laisse le soin à l’agence qu’elle engage de trouver à qui s’adresse son produit…
Ne sommes-nous pas sensés avoir un créneau bien à nous dans le marché avant de démarrer une entreprise? Et qui dit créneau, dit public cible avec des valeurs bien précises à viser.
Je souhaite pour elles que ces entreprises aient bien observé vos conseils et qu’elles en aient gardé quelques notions par la suite, car une entreprise qui avance à tâtons finit immanquablement par trébucher sur un obstacle… Ouch!
Très jolie ces exemple de campagne! Beau clin d’oeil modernisé de « The Persistence of Memory » de Salvador Dali, pour le compte de Perrier.
Commentaire par : Jordan Chénard
14 juillet 2009 @ 11:04