Mardi, 30 mars 2010

Agressif ou passionné ?

Il est difficile de départager entre une approche agressive ou une approche passionnée puisque cela dépend du point de vue de chacun. Certains diront qu’il ne faut pas brusquer les choses et qu’il faut éviter de démontrer un trop grand intérêt. Un trop grand intérêt ? À titre d’exemple, il parait que de trop démontrer que l’on «veut» un client donne l’impression d’en avoir à tout prix besoin pour vivre. Je vous demande pardon, mais le but d’être en affaires n’est-il pas de gagner en croissance, d’aller chercher de nouveaux mandats passionnants? Un client qui choisirait de ne pas opter pour une agence sous prétexte qu’elle semble «trop vouloir» passe à côté d’une opportunité rare de s’adjoindre d’un allié dédié à sa vision. Même principe en recrutement de personnel : pour moi, l’un des principaux critères de sélection est la motivation. Un employé qui prend la marque au sérieux comme si c’était la sienne fait preuve d’engagement et cela ne se trouve pas à tous les coins de rue. Ce genre de personne vous dira ce qu’elle pense sans détour parce qu’elle veut que les choses avancent. Par contre, s’il y a manque de respect, c’est autre chose ; personne n’aime subir une attitude condescendante ou les propos de quelqu’un qui croit avoir la science infuse. Une bonne équipe passionnée qui sort les dents au moment opportun démontre simplement qu’elle a fait son travail et qu’elle croit en sa capacité à livrer des résultats tangibles.

Posons-nous la question suivante : «Voulez-vous qu’on vous dise ce que vous voulez entendre ou ce que vous devez entendre ? » À vous de choisir. Pour ma part, je cherche à m’entourer de ceux qui veulent, qui font preuve de cette ouverture et de passion. Ça exige du temps, mais quand on trouve finalement ce type de personne, l’équipe devient plus forte. De plus, avantage s’il en est un, ce type de ressource est souvent moins affecté par les changements puisqu’elle est polyvalente et possède une solide confiance en soi. Comme on dit :

Vaut mieux tirer sur une corde que de pousser sur une corde.

Dimanche, 21 mars 2010

Question sur le Web 3.0

Dernièrement, lors d’un pitch, parce qu’une des agences en compétition avait abordé le sujet, un client m’a posé une question concernant le Web 3.0. Voici ma réponse ainsi que quelques liens intéressants concernant ce phénomène émergeant.

Sauf votre respect, il faut comprendre qu’une bonne partie du monde interactif reste obscur pour une grande majorité de personnes et cette faille est connue. Cela amène certains spécialistes à la recherche d’emploi ou de clients à faire du marketing entourant le sujet. Je ne minimise pas le fait que le Web est en mutation et d’ailleurs je n’aime pas ce terme puisque pour moi cela s’appelle « l’évolution ». Je fais simplement partie des gens qui croient qu’une trop petite quantité d’entreprises viennent de découvrir le 2.0 et qu’il serait prématuré de parler de 3.0. Je compare cela à un jeu vidéo avec plusieurs niveaux. Pour gagner et te rendre à la fin, tu dois suivre le rythme du jeu. C’est-à-dire que tu dois réussir un niveau pour passer au niveau supérieur et ainsi parfaire tes habiletés, sinon en sautant à des niveaux supérieurs trop rapidement tu te retrouves à ne plus être en mesure de suivre (d’autant plus qu’à force de perdre, on abandonne). Pour revenir aux affaires, une entreprise qui ne respecte pas le rythme dans sa catégorie, mais surtout sa propre capacité à comprendre son environnement (niveau) se place dans une position délicate puisqu’elle ne sera pas en mesure de livrer à la hauteur des attentes de sa clientèle. Cela ne peut-être que négatif pour la marque. En conclusion, je comprends la crainte de manquer le bateau et pour éviter cela, il faut rester à l’affût des tendances pour s’offrir l’opportunité d’innover (ex.: Web 3.0) sans pour autant oublier le présent. Courir le changement pour simplement vouloir faire changement n’a jamais rapporté. Garder en tête cette citation :

Si vous désirez être différent dans le seul but d’être différent, allez au bureau avec une paire de bas dans la bouche. – Léo Burnett

Articles à lire aussi :
Innover ou suivre. Le faire seul ou pas ?
Pourquoi toujours créer des bulles ?

Jeudi, 11 mars 2010

Faire plaisir à tout le monde

Ce qui est intéressant de notre domaine, c’est que nos clients sont tous différents, de par leurs produits, leur marché, leur vision, leurs objectifs et j’en passe. Tout ça fait que notre travail est très stimulant et ce peu importe la grosseur du compte client. Chaque fois, c’est une nouvelle aventure. Pour notre client Les Alcools de petits fruits du Québec, nous avons créé plusieurs pièces, mais avant tout notre client devait trouver son nom.

Lors de notre premier briefing, nous avons appris deux choses:
1. Nous avions le mandat;
2. Les membres ne s’entendaient pas encore sur le nom à adopter pour leur association.

Étant donné que cette association compte des producteurs de partout au Québec offrant tous des produits très différents, nous avons organisé une rencontre regroupant les membres pour discuter et les amener à un consensus. Grâce à notre méthode 4×4 qui nous amène à une analyse poussée, nous avions déjà esquissé quelques pistes de solution au préalable. Rapidement, nous avons démontré aux membres qu’il serait impossible d’avoir un nom qui regroupe tous les catégories et types d’alcool. Pour le consommateur moyen, ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver, alors nous avons suggéré d’adopter une vision client et non de producteur. Notre but était de trouver le dénominateur commun de tous ces producteurs aussi fiers les uns que les autres de leurs produits et de leurs particularités.

Nous avons posé la question suivante :
Que retrouve-t-on dans une liqueur, boisson, porto, mousseux, vin, mistelle, etc. ?

Deux éléments de réponse :
« … l’alcool et c’est fait à base de petits fruits.»

Nous avons donc résumé la réponse en inscrivant au tableau : «Les Alcools de petits fruits du Québec». Tout le monde s’est regardé en souriant; nous venions de trouver le nom tant recherché. Par la suite, nous avons mis à exécution notre plan d’action et avons développé l’identité visuelle ainsi que plusieurs outils de communication. Étant donné que plusieurs producteurs opèrent aussi leur propre boutique, nous devions leur créer des outils permettant de communiquer adéquatement leur message aux nombreux visiteurs. La première année du mandat était principalement consacrée à la création et la mise en place d’outils. Étant donné le budget restreint, nous avons développé le logo, une campagne de relations publiques et d’affichage pour faire connaitre la marque et par le fait même les producteurs. Nous sommes actuellement à terminer la planification de la 2e année.

Mardi, 9 mars 2010

Comment voler une agence ?

Je ne peux m’empêcher de soulever la question suivante. Combien de clients ont volé des idées aux agences lors de « pitchs »? Rien de plus facile pour une entreprise en manque d’inspiration que de faire le plein d’idées. Tout cela se fait en trois étapes simples pour l’entreprise (client), mais coûteuse pour l’agence.

Voilà comment faire :
1) Faire miroiter un budget et un défi communicationnel;
2) Appeler 3 ou 4 agences et demander une présentation sans nommer les agences en compétition en feignant la confidentialité ;
3) Pour terminer, soit que vous annoncez à tout le monde qu’ils ont perdu ou que vous êtes finalement tombés «dans le jus» et que la stratégie d’entreprise devra être revue. Ouf !

Quand aurons-nous des règles claires dans cette industrie? J’en suis à mon 2e article sur le sujet parce que celui-ci me préoccupe et revient souvent dans le milieu. Nous allons d’une façon ou d’une autre devoir faire quelque chose puisque notre métier n’est pas toujours respecté par les gens d’affaires. J’irais même à dire qu’encore trop souvent, notre métier est mal compris. Pourtant, les agences (trad, digital, bi et autres) sont bondées de talents et de ressources d’expérience. Ces gens mobilisent leurs journées entières à peaufiner de nouvelles façons de communiquer les messages des marques sous différentes formes. Ces personnes sont les mieux placées pour aider les entreprises à se distinguer par l’innovation et par le fait même devenir plus compétitives. C’est connu : c’est l’innovation qui fait avancer les choses, et non la peur.

Mon texte se veut plutôt direct, j’en conviens et certaines personnes ou entreprises diront qu’il est injuste de mettre tout le monde dans le même panier, que c’est une minorité qui agit ainsi envers les agences. C’est effectivement le cas, mais il n’en demeure pas moins que cette pratique mérite d’être décriée.

À lire aussi : Ad Agencies in Belgium in Virtual Strike

Adresse unique pour une marque, Terrain est une agence de communication qui offre aux entreprises toute la gamme de services et les meilleures ressources à travers toutes les étapes du processus de mise en marché.

1751, Richardson, bureau 3108
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